FINANCEMENT DE L’INSTITUT CONFUCIUS D’ANGERS : LA DROITE RÉGIONALE EN PLEINE NAÏVETÉ

Alors que l’IRSEM* dévoile un rapport de 650 pages d’une ampleur sans précédent démontrant les réseaux d’influence de la Chine, la majorité régionale va abonder le budget de l’Institut Confucius d’Angers à hauteur de 39 000 euros et versera une cotisation annuelle de 1 000 euros.  Si l’objet initial des instituts Confucius est louable, force est de constater que l’utilisation de ces instituts par le pouvoir chinois est dangereuse soulignent les 12 élus du groupe Printemps. “Les associations de défense des droits humains et les grands médias nationaux et internationaux nous alertent sur des cas documentés d’autocensure, sur le contrôle des étudiants chinois, sur le recueil d’informations en vue d’intimider les dissidents. Plus qu’un outil de diffusion de la culture chinoise, les instituts Confucius sont un véritable outil “d’espionnage” selon l’IRSEM.

 

“Nos relations avec le pouvoir chinois ne peuvent plus aujourd’hui être celles d’il y a cinq ou dix ans. Les subventions aux instituts Confucius ont été allouées dans l’idée de soutenir la diffusion d’une langue et d’une culture riche. Aujourd’hui, il nous faut questionner et renouveler nos partenariats” soulignent Véronique Mahé et Eric Provost, élus du Printemps des Pays de la Loire, siégeant au sein de la commission traitant du développement international.  
Une autre politique est possible à l’égard de nos partenaires chinois, en développant par exemple nos liens avec la région du Shandong avec qui nous sommes jumelés depuis 2005, en accompagnant les universités et lycées ligériens qui promeuvent la culture et la langue chinoise”, poursuivent les deux conseillers régionaux. 

Dans un contexte international incertain dans lequel la France doit faire des choix stratégiques, les collectivités ne peuvent plus fermer les yeux sur les agissements du régime chinois, a fortiori lorsque ces agissements ont lieu sur notre territoire” ajoute Guillaume Garot, président du groupe Printemps des Pays de la Loire au Conseil régional. “Nous devons faire preuve de plus grande vigilance” conclut Guillaume Garot. 



*IRSEM : Institut de Recherche Stratégique de l’École Militaire

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